Comment votre vision des règles peut influencer votre cycle... 

Les hormones sexuelles ont un effet à la fois sur la façon dont vous vivez votre vie sentimentale, vos émotions, vos pulsions sexuelles, et sur la fonction de reproduction.

Elles ont donc un rôle fondamental.

Les œstrogènes déterminent une tendance active, extravertie, voire parfois aggressive.

Ils influencent de ce fait la relation avec l’autre et les autres.

La progestérone est à la base d’une tendance passive, réceptive et génère une

énergie psycho sexuelle, dit autrement une attitude, un comportement dirigé vers l’intériorité.

Le cycle sexuel est représenté par l’ensemble constitué par un cycle affectif, qui suit

l’évolution du cycle hormonal.

Cycle sexuel, cycle affectifs sont donc très liés au cycle hormonal avec certaines particularités :

Dans la phase folliculaire :

Les œstrogènes sont sécrétés progressivement.

Directement liées aux rêves, fantasmes, et au comportement sexuel évident ou

masqué, la femme aura une tendance active : normal puisque le corps cherche activement un partenaire pour la reproduction et la continuation de sa lignée.

Si, comme cela peut s’observer chez les mammifères inférieurs, les œstrogènes

favorisent l’activité sexuelle, ils stimulent aussi le moi et le poussent à l’activité sous toutes ses formes.

Si la recherche hétérosexuelle est frustrée, apparaissent soit une l’irritabilité, soit

une défense accrue contre la sexualité : plus la production des œstrogènes augmente plus l’anxiété et l’hostilité contre les hommes se voient exacerbées.

▫ Après l’ovulation :

→ L’énergie psycho-sexuelle, la concentration du corps et de l’esprit change de direction : Vous observerez que vous avez un regain d’énergie juste avant vos règles. Votre mental se focalise sur votre bien être se met alors en place de ce fait ce que les psychologues appellent « une érotisation généralisée du corps ».

C’est en réalité une phase corporelle et psychologique de « préparation à la maternité ». Ce qu’il y a d’intéressant, c’est qu’elle peut faire ressurgir, et émerger à la conscience des peurs et désirs plus ou moins inconscients, liés à des conflits qui sont nés dans l’enfance ou l’adolescence.

La relation à la mère, et aussi au père ressurgissent. Souvent sous forme de réconciliation, ou de conflit interne, puisque le désir ou non d’être mère ressurgit.

Si la maturité émotionnelle et affective est défaillante, la femme manifestera par contre, comme un état de femme enfant, témoignant de son désir d’être elle-même un enfant et un objet de soins : un état dépressif est fréquent qui ressurgit.

→ Si la fécondation n’a pas lieu, la production de progestérone baisse : l’élimination de l’endomètre, souvent associé inconsciemment au déchets fait ressurgir une auto dévalorisation de la femme. Conséquence : irritabilité, voire aggressivité, fatigue, dépression.

▫ La phase prémenstruelle est souvent décrite comme la « névrose périodique » des

femmes.

Les symptômes en sont variés et formulés ainsi d’après les psychologues :

Appréhension diffuse, peur des hémorragies rappelant ici l’association imaginaire

menstruation = castration.

Un sommeil agité, des rêves angoissés, qui crée une irritation : les rêves témoignent souvent d’une conception infantile de la sexualité.

Se manifeste alors un état dépressif exprimé par : crises de larmes, fatigue, humeur grinchue.

Les règles expriment donc une sommation de différents éléments actifs sur leur

survenue et leur déroulement.

Elles sont la résultante de divers facteurs, à savoir:

- un terrain : votre constitution physique, votre terrain hormonal

- une histoire physique et psychologique,

- un vécu personnel et relationnel.

Nous allons dérouler ensemble ce qui se joue dans la psyché féminine, et relâcher les tensions associées à tout ça !

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