Bouffe + émotions = cocktail perdant !

Comment était votre époque collège lycée ? Pour moi, j’étais appelée la grosse vache (à cause de ma taille 44) ou bien face de pizza ( à cause de mon année). « Face de pizza » c’était quand les cure dents (filles ultra minces) de ma classe étaient de bonne humeur. Le soir en rentrant, je me jetais sur les paquets de biscuits et les vidait. J’avais honte, mais ne pouvait m’en empêcher. À table, nous mangions énormément de viande et de féculents, même le soir. Je me souviens d’un plat de spaguettis bolognaises que j’avais vidé, et je m’étais resservie sans même me poser la question : est ce que j’ai encore faim ?

Comment arrêter ce comportement de mangeur émotionnel, de boulimique compulsif ?

Le point commun entre vous, Flipper le dauphin, et un panda ?

Vous aimez jouer avec un ballon. Non je déconne. Le point commun entre vous et tous les mammifères, c’est le comportement alimentaire liée étroitement aux émotions.

L’ingestion de la nourriture est, dés la naissance, associée à une relation positive : téter le sein ou les mamelles de maman est une expérience de sécurité, d’amour. Donc en mangeant, nous cherchons à retrouver la sécurité émotionnelle que nous avions, blottis dans les bras de maman.

C’est la psychanalyste et médecin allemande Hilde Bruch (1904-1984), émigrée aux États-Unis dans les années 1930 qui a été la première à faire des recherches sur le comportement alimentaire et les émotions. D’après ses recherches, nous avons tendance à plus manger en période de stress, car la nourriture atténue les émotions pénibles associées au stress. Les pims, les kinder, la pâte à tartiner, cela soulage.

Alors oui, j’ai commencé par mon aspect boulimique, mais ce n’est pas parce que vous mangez plus en période de stress que vous avez un trouble psychique. La preuve, quelques jours avant un examen important, tous les étudiants mangent davantage. Et tous les étudiants ne sont pas boulimiques ou victimes de harcèlement ! C’est une programmation génétique dont nous avons hérité d’une part, et il s’agit d’un type de tempérament d’autre part.

C’est en réalité un signe de grande sensibilité : peut-être êtes-vous aussi aussi un peu artiste ? Ou avez-vous un grand pouvoir d’empathie avec les autres ?

La sérotonine, cette grande amie.

La sérotonine est l’hormone du bien-être. Plus vous avez de sérotonine dans l’organisme, meilleure est votre humeur. Or la sérotonine est présente majoritairement dans les régions cérébrales, comme le cortex préfrontal. C’est qui lui Cortex préfrontal ? Non c’est pas Cortex.

C’est une partie du cerveau qui aide à la régulation des émotions !

Et les personnes sensibles au stress sont celles dont le métabolisme est particulièrement sensible à la quantité de tryptophane disponible dans l’organisme. Le tryptophane est un acide aminé qui annonce la sérotonine. Le porte drapeau qui hurle l’arrivée de la princesse sérotonine sur son joli cheval si vous préférez.

C’est les personnes stables émotionnellement ou très détachées de leurs émotions le tryptophane ne fait que murmurer, par comparaison. Le niveau de cet acide aminé est trop faible : ces personnes ne ressentent pas un besoin de se jeter sur la nourriture. Chez vous, dès que tryptophane se met à hurler, vous scannez la pièce pour débusquer le moindre carré de chocolat et lui faire sa fête.

Vous, êtes gentils et sensible, vous évacuez le stress par la nourriture : non seulement vous vous jetez sur la nourriture quand vous avez revu un énième fois Titanic, avec Jack qui coule invariablement au fond de l’océan, et d’autre part, parce que votre organisme sait que vous libérez moins d’hormones de stress quand vous mangez. Donc il va chercher la solution la plus rapide, celle qu’il a hérité de la préhistoire.

Comment vous pouvez tricher !

Le truc, c’est qu’il faut le temps de digestion pour que les composants de feu la tablette de chocolat ou le paquet de chips arrive au cerveau pour enfin agir. Or en cas de stress quotidien, ou de toute émotion négative, votre cerveau et votre organisme demande un soulagement ici et maintenant. Donc traitrise de la nature : vous ne le réalisez pas, mais si vous êtes obèse, c’est peut-être parce que vous avez enfilé non pas une, mais quatre tablettes de chocolat, avec le café liégeois, le paquet de frites, et les chips. C’est fou ce qu’on peut absorber en quinze minutes. Car oui, il faut quinze minutes pour installer une sensation de satiété. On le redit plus vite ? Il faut quinze minutes pour installer une sensation de satiété et une heure environ pour que les changements se produisent au niveau hormonal. Après vous calez. C’est le temps dont a eu besoin votre système digestif pour envoyer le signal au cerveau.

Donc la prochaine fois que vous regardez Titanic, mangez avant !

Autre astuce : des scientifiques de l’Université de Würzburg ont démontré que le goût de la friandise et les sensations étaient extrêmement importantes. Ce sont les qualités gustatives et le plaisir sensoriel qui ont un effet de soulagement immédiat, cette sensation de ouf, ça va mieux. Donc si vous choisissez une friandise de plus grande qualité nutritive et gustative, vous aurez un soulagement immédiat. Bien plus qu’en avalant trois paquets de biscuits bourrés de produits chimiques et de graisses hydrogénées.

Parlons de vos enfants

Ou plutôt parlons de votre enfance. C’est injuste me direz-vous, pourquoi moi je suis plus sensible et pas mon frère ? Vous vous rappelez Hilde Bruch ? Elle avait démontré que plus une mère donne à manger à son enfant lorsqu’il pleure sans avoir faim, plus l’enfant aura tendance en tant qu’adulte à compenser des émotions négatives par la nourriture. Vous avez acquis le réflexe de manger pour vous sentir mieux. Votre frère, lui, se sent angoissé parfois lui aussi mais va lire un bon bouquin, se promener dans la nature, faire du sport, ou va chercher à identifier le facteur de stress pour le supprimer.

Ma question est la suivante : voulez-vous transmettre cette habitude à vos enfants ? Ou bien voulez-vous apprendre à gérer vos émotions, rester mince et transmettre tout ça à vos enfants ? Voulez-vous avoir des enfants en bonne santé physique et émotionnel ? Le meilleur moyen d’arrêter ces comportements de mangeur émotionnel et de boulimique compulsif c’est d’utiliser d’autres moyens pour se calmer et évacuer le stress : j’ai déjà parlé de ce que faisait votre frère ce petit veinard, mais vous pouvez aussi écrire, ce qui permet de prendre de la distance vis à vis de ce qu’on vit. Vous pouvez également faire une activité créatrice, comme dessiner, peindre ou simplement colorier des mandalas. En changeant votre comportement, vous brisez le cercle vicieux. Et ça c’est un sacré cadeau que vous faites à vos enfants !

Je vous invite également à…. Et oui vous êtes sur un blog yoga, donc je vais forcément hein vous inviter à faire du yoga !!

Vous pouvez aussi pratiquer la méditation balinaise. J’adore c’est super facile : vous vous asseyez en tailleur, vous respirez, et vous souriez. Le sourire met forcément de bonne humeur ! De quoi hacker votre cerveau.

Retrouvez moi dans le programme Salutation au soleil : votre alliée minceur pour maigrir et sur ma chaine Youtube YogaavecDiane ! Votre corps vous le réclame !

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